La mort à la peine !

5954717390_une-salle-pour-injonction-letaleDennis McGuire, un salopard qui avait violé et assassiné une femme enceinte en 1989, a été exécuté hier dans un pénitencier de l’Ohio.

Comme les fabricants de la drogue précédemment utilisée ont arrêté d’en fournir pour les exécutions capitales, McGuire a été exécuté avec un nouveau cocktail de drogues qui n’avait pas encore vraiment fait ses preuves.

En fait, déjà utilisé une première fois, il n’avait pas semblé être aussi efficace, et les avocats de McGuire avaient essayé de faire arrêter l’exécution sur base de la souffrance supposée que le condamné pouvait subir, exposant que leur client allait mourir de suffocation causée par la paralysie.

C’était intelligent de leur part. Il faut en effet savoir que la peine de mort a connu un moratoire au États-Unis dans les années ’70: de 1967 à 1977, il n’y a pas eu d’exécution capitale aux États-Unis, et en 1972, la Cour Suprême avait estimé que la peine de mort, telle qu’elle était appliquée dans les états de l’union, était un un châtiment cruel et inhabituel.

En 1976, la Cour Suprême valida à nouveau la peine de mort, notamment parce que les états concernés avaient revu les conditions d’application de celle-ci. C’est l’époque où les exécutions par injection létale sont apparues, méthode sensée être “plus humaine”.

Or voilà que McGuire a agonisé pendant 15 à 20 minutes ! Un juge fédéral avait rejeté le recours de ses avocats en jugeant que la preuve n’avait pas été faite que McGuire courait un risque substantiel d’expérimenter une souffrance sévère. Il se pourrait bien que sa mort change quelque peu les choses !